05/04/2006

alcool

1, UNE SOUFFRANCE QUOTIDIENNE ? 

• L’état de manque, au réveil ?

- Tremblement ?
- Angoisse de mort ?
- Sueurs, nausées, vomissements ? Le tout calmé par un ou deux verres ?
- Après une nuit de cauchemars ?

Le manque, le reste des journées ?

- Être obsédé par l'approvisionnement en alcool ?
- Continuer malgré les dégâts et dépenses ?
- Négliger mes autres priorités ?
- Envies folles d'alcool, par moments ?

• En l'absence du manque matinal :

- Obligé d'augmenter la dose pour obtenir l'effet ? (C’est déjà un déficit de liberté.)
- Liberté perdue de m'arrêter après le second ou le troisième verre, les jours ordinaires ? Cette perte de liberté est la  première étape dans la dépendance alcoolique.


- Ai-je essayé de me modérer ? Quel résultat 
- L'incapacité de se modérer est définitive.
- Pris dans un engrenage par l'alcool  ?
- Qui est le plus fort, le bonhomme ou la bouteille ?  C'est-à-dire accroché ?   
Alors, ma liberté ?

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2, SI JE CRAINS D'ÊTRE ACCROCHÉ

Mes souffrances autres que le manque ?

- Perte du plaisir à boire ou après boire ? (ne plus boire que pour me sentir moins mal ?) 
  Cette perte du plaisir est définitive.
- Me reste-t-il des émotions positives ?   
- Nier, cacher : à autrui comme à moi-même ?
- Fâché, violent contre moi-même, autrui ?  
   Devenu jaloux ? De l'engrenage de l'alcool à  l'engrenage de la  violence ?
- Où en est ma communication avec mes proches ?
- En suis-je arrivé à ne même plus tenir l’alcool ?

Ma vie affective ?

- Ruptures affectives, professionnelles ? 
- Souffrance d'être esclave ? Qualité de ma vie ? 
- Idées ou tentative de suicide ?

• Mes coups durs et prises de risques,
   autres que ruptures et tentatives de suicide ?

- Conduites risquées sur la route, au travail 
- Absentéisme, arrêts de travail ? 
- Comportements sexuels à risques ?
- Pertes aux jeux de hasard ?
- Ivresses aggravées ? 

- Coeur (infarctus = risque n° 1). Angine de poitrine,
hypertension, palpitations, essoufflement ? 
- Risque de cancer si je suis aussi fumeur ?
- État général et digestif : perte d'appétit annonciatrice de cirrhose, yeux jaunes ? 
- Atteinte du système nerveux : muscles douloureux ou faibles, vision des couleurs altérée, pertes de
mémoire ? 
- Dents négligées ?
- Enfant handicapé (alcoolisme foetal) ? 
- Bagarres…Violences…Incendie… Surendettement… Police… Incarcération… ?

• Tout compte fait, suis-je malade de l'alcool ? 
- Suis-je convaincu à 90% qu'il y a quelque chose   à changer dans ce que je bois 
?

• Mon passé ?

- À quel âge ai-je dérapé dans la boisson ? 
- Entre l'âge où j'ai bu comme tout le monde et l'âge où le manque est apparu, combien d'années ?
- Un passé de delirium tremens, convulsions ?
- Me suis-je bourré de tranquillisants, qui enlèvent toute énergie, y compris pour en  sortir ?   
- M'arrêter tout à fait ou me modérer : quel a été le plus facile? Combien de temps ai-je réussi ?

- Ai-je rencontré une personne rétablie de l'alcool ?
- Ai-je été content des groupes d'entraide ? Assidu aux réunions ?   Hospitalisé ?
- Rechute après m'être arrêté ? Entre le premier verre et la galère du manque, combien de jours ?

• Si je suis accroché, mon choix est-il de vivre   hors alcool ? Pourquoi ?

- Cesser de souffrir ? Retrouver ma liberté ?
- Mes échecs antérieurs de modération ?
- Rencontre d'un alcoolo-dépendant rétabli ?

• Accepter d'être aidé : je suis seul à   pouvoir  m'arrêter, mais pas tout seul ! 

- "Guéguerre" à cesser avec mon entourage ? 
- Projet à convenir avec mon médecin ?
- M'arrêter de boire à domicile est souvent possible.

3. SI JE VIENS DE DÉCROCHER

Suis-je motivé pour tenir bon ?

- Passé le sevrage, l'alcool restera dans ma tête au moins deux mois et les tentations reviendront.

- En cas d'hospitalisation, contacts à garder, y compris au téléphone, le jour de la sortie et les suivants.

- Une fois décroché, on ne se rétablit qu'en groupe.
- Serai-je assidu aux réunions du groupe et aux consultations ?

- Illusions, en cas de dépendance passée, qu'espérer reboire modérément et retrouver le plaisir perdu.

• Tentations qui reviennent du dehors ?  

- Violences familiales ? Solitude ?
- Déceptions, séparations, deuils ?
- Conflits, soucis, harcèlement au travail, mise au chômage, retraite mal vécue ?
- Logement pénible ou perdu ? 
- Habitudes familiales ?  Désinformation ?
- Ai-je été initié très jeune à l'alcool ?  

• Tentations qui reviennent du dedans ? 

- Caractère supportant mal les frustrations ?
- Impulsif ? Trop de goût pour les risques ?

- Ai-je souffert de dépression ou d'angoisses : avant, pendant ou après la dépendance ?
- Ivresses fréquentes dès l'adolescence?    
- Une autre toxicomanie ?

- Une maladie éprouvante ?
- Une insomnie ?

• Quand suis-je tenté ? (hors état de manque)

- Alcool à portée de main. Fêtes…?
- Entraînement par les camarades, maladresse pour refuser le premier verre en trop ?
- Ai-je repéré ces circonstances ?
- Ai-je imaginé des solutions pour y faire face ?

• Mes objectifs pour l'avenir ? Au bout de 12 à 15 mois, ma liberté, ma qualité de vie ?

• Ma liberté ?

- Une impression de liberté complète ? Si oui, quels sont les mots que je trouverai pour exprimer cette liberté ?

• Confiant en moi-même ?

- Sorti de la dépression, des idées suicidaires ?
- Bon sommeil ?
- Remonté dans l'estime de moi-même ? 
- Capable de faire face aux contrariétés, à mes  émotions et à mes impulsions ?
- Capable de me fixer des objectifs réalistes ? 
- Une impression de vie saine ?

• Confiant en mes proches ?

- Redevenu capable de communiquer avec eux ? D'avoir une vie sociale? Être sorti de la solitude ? 

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4, SI JE NE SUIS PAS ENCORE ACCROCHÉ, QUEL CHOIX ?

M'appuyer sur ma propre expérience de gros buveur
et sur l'avis de mon médecin.

• Mon expérience, après boire ?

- Suis-je plus optimiste ?
- Ai-je la conversation plus facile ?
- Suis-je plus entreprenant ?

- Suis-je plus attractif ?
- Mes soucis s'envolent-ils ?
- Est-ce que je m'endors plus facilement ?

- Mais…

- Davantage de risques en conduisant ?
- Plus de peine à me concentrer ?
- Mes performances : moins splendides ?
- Mon humeur : plus agressive ?
- Un risque de faire mauvaise impression ?
- En train de devenir accroché ?
- Des risques pour ma santé ?

• Et si je changeais mes habitudes ?

- Me sentirais-je tendu, anxieux ?
- Serais-je moins brillant ?
- Les fêtes seraient-elles moins drôles ?
- Serais-je plus énervé par les coups durs ?
- Perdrais-je un plaisir ?

- Mais…

- Conduirais-je mieux ?
- Donnerais-je une meilleure image de moi ?
- Aurais-je moins de problèmes en famille ?
- En temps ordinaire, serais-je mieux en forme ?
- Me resterait-il davantage pour d'autres dépenses ?

• Si je suis adolescent, le questionnaire CRAFFT ci-dessous m'aide à faire le point :
- Suis-je déjà monté sur un véhicule conduit par   quelqu'un (y compris moi) qui avait trop bu ou qui   était défoncé ?
- Est-ce que j'utilise l'alcool ou une drogue pour me   détendre, me sentir mieux ou pour tenir le coup ?
- Est-ce que j'en consomme quand je suis seul ?
- Alcool ou drogues m'ont-ils fait oublier des choses à faire ? Ou fait faire des choses à éviter ?
- Des amis ou ma famille m'ont-ils dit que je ferais   mieux de réduire ces consommations ?
- Ai-je eu des problèmes après avoir consommé ?

Si je choisis de me modérer, voici
comment ont fait ceux qui ont réussi (Sanchez-Craig) :  

- deux semaines sans alcool pour commencer ;
- puis s'abstenir trois jours par semaine,
- ne pas dépasser seize verres par semaine (douze pour une femme) ;
- dans ce cadre, pas plus de quatre verres par jour
ni plus d'un verre par heure.

• Me préparer à refuser poliment et joyeusement le premier verre en trop.
- Si j'ai un chagrin, ne jamais boire pour le noyer. 
- Jamais d'alcool comme médicament.
- Ne jamais boire seul.
- Jamais de risques pour mon permis de conduire ! 

• Si je réussis, je risquerai moins d'accidents et de   journées d'hôpital ;  et je resterai libre au lieu de   sombrer dans la dépendance.

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5, SI JE CONSOMME MODÉRÉMENT,
OU PAS DU TOUT D'ALCOOL

"Modérément" veut dire ici que d'ordinaire je sais   m'arrêter après le second ou le troisième verre.

• Combien boire, sans risque au volant ?

• Un verre au comptoir, bière, vin, apéritif, pastis,     c'est la même quantité d'alcool, environ 11 grammes.   Je peux donc compter en verres. 
- Trois verres peuvent suffire pour que mon haleine dénote 0,50 gramme d'alcool par litre de sang. Cela suffirait pour rendre dangereuse la conduite des véhicules, sans que je m'en rende compte ; et pour qu'une infraction soit constatée. 

- Pour diminuer mon alcoolémie d'un gramme par litre, il faudrait que j'attende au moins six heures : une heure par  verre en trop !

- Une fête réussie, pour moi, ça veut dire combien de   verres ? Quels risques, sur la route ?  Quels risques aussi de grossesse et de contamination dans l'ivresse ?

• Combien boire, sans risque pour ma santé ?

Aucune réponse n'est valable pour tout le monde parce qu'il y a des cas où il faut vivre hors alcool :
par exemple certains sports, certains traitements médicamenteux, la dépression, les hépatites,
la grossesse, un passé de dépendance alcoolique
ou de toxicomanie.

Ce n'est donc pas la télévision qui peut répondre à ma question, c'est mon médecin.

• Un verre de vin par jour : bon pour ma santé?

Pas si je fume, si je suis une femme ou si je suis un homme jeune. Si d'autres catégories d'abstinents ont une espérance de vie amoindrie, cela semble dû à d'autres causes qu'à leur abstinence.

De toute façon, les médecins ont cessé de conseiller le vin à ceux qui s'en abstiennent, parce que personne ne sait jusqu'où cela ira.

À moi de me déterminer !

 

 

http://perso.wanadoo.fr/sante-infofb/tabac_alcool_questionnaire.htm

18:34 Écrit par l'infirmi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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